Les nuisibles

La cochenille tortue

Protégeons notre patrimoine naturel

Bormes les Mimosas est réputée pour son magnifique patrimoine floral et arboré, notamment ses pins emblématiques. Malheureusement, une menace plane sur ces arbres : la cochenille tortue. Trois foyers ont été dernièrement identifiés sur la commune fin 2024 et des mesures d’éradication ont été prises par la ville en partenariat avec les professionnels et les autorités compétentes. En effet, ce petit insecte peut causer d’importants dégâts. Il est donc essentiel de comprendre ce phénomène et d’agir, ensemble, pour préserver notre environnement.

La menace

La cochenille tortue affaiblit considérablement les arbres, les rendant plus vulnérables aux attaques d’autres insectes ou aux maladies. Dans les cas les plus graves, elle peut entraîner la mort de l’arbre.

L’insecte, transporté par le vent peut également être véhiculé par les animaux ou le commerce de plants contaminés sur de longues distances.

Identification et cycle de vie

La cochenille tortue (toumeyella parvicornis) est un insecte minuscule qui se nourrit de la sève des pins. Elle doit son nom à sa carapace qui ressemble à une petite écaille de tortue. Originaire d’Amérique du Nord, elle a été introduite en Italie et cause des ravages.

La femelle passe l’hiver sur le pin à l’état de larve. Elle termine son développement au printemps et se met à pondre. Les jeunes larves fraichement écloses sont le stade mobile de l’insecte. 

Quelles sont les actions de la ville ?

Avec la détection des premiers foyers sur la commune, la ville est devenue une zone “délimitée” à l’intérieur de laquelle des mesures de traitements drastiques peuvent être prises afin de limiter la propagation du ravageur : Quelque 133 arbres sur la commune sont identifiés comme “remarquables” et bénéficient d’un suivi régulier avec l’intervention d’un expert. Une attention régulière est portée sur ces derniers par les agents des services Espaces verts, afin de détecter au plus tôt les signes d’infestation de tous les nuisibles, dont la cochenille tortue.

Comment s’en préserver ?

Il est demandé aux particuliers et une recommandation est faite auprès des professionnels (pépiniéristes, paysagistes locaux…) de ne pas planter de pins provenant d’Italie.

  • Réglementation communale : Afin de prévenir et de contrôler au mieux la propagation de la cochenille tortue, une réglementation communale est en cours d’élaboration concernant la plantation de pins et le suivi des arbres touchés, mais aussi les moyens d’actions à court et moyen terme.
  • Téléchargez l’arrêté définissant le périmètre concerné par la cochenille tortue :

Téléchargez l’arrêté ministériel et préfectoral portant sur les mesures de lutte :

    Signalement, informations : Services techniques et Espaces verts : au 04 94 05 34 60 ou par mail :

      espaces.verts@ville-bormes.fr

      cochenille@ville-bormes.fr

      Le charançon rouge

      Ensemble, protégeons nos palmiers !

      La lutte contre le charançon rouge est un effort collectif. En agissant de manière préventive, nous pouvons préserver nos magnifiques palmiers et protéger notre patrimoine naturel.

      La menace

      Le charançon rouge du palmier est un coléoptère particulièrement dangereux pour les palmiers. Originaire d’Asie du Sud et du Sud-Est, il s’est implanté dans le sud de la France au début des années 2000.
      La larve du charançon rouge se développe à l’intérieur de la tige des palmiers et en ronge le cœur entraînant la chute des palmes, puis la mort de la plante. De couleur rouge, orangée il peut mesurer de 2 à 4 centimètres de long et 1 à 1,5cm de large. Dès lors que la température atteint 18°C, le charançon s’envole et s’accouple pour infester d’autres arbres. Il peut parcourir jusqu’à 7 kilomètres et pondre 300 œufs dans les palmiers.
      C’est au printemps et en été qu’il se développe le plus. Ce n’est pas le charançon rouge en lui-même le plus dangereux mais ce sont ses larves.

      Identification et cycle de vie

      Le charançon rouge du palmier est un coléoptère particulièrement dangereux pour les palmiers. Originaire d’Asie du Sud et du Sud-Est, il s’est implanté dans le sud de la France au début des années 2000. Il est aujourd’hui largement disséminé dans les régions PACA. Ce nuisible est classé comme danger sanitaire de catégorie 1 au niveau national, d’intérêt général. La lutte contre lui est une obligation légale sur tout le territoire français.

      Quelles sont les actions de la ville ?

      La commune, confrontée à la pression accrue du charançon rouge du palmier, a obtenu une dérogation exceptionnelle du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire pour poursuivre les traitements préventifs par injection. Cette décision fait suite au constat de l’inefficacité des traitements biologiques mis en œuvre ces dernières années, ainsi qu’à la présentation d’un dossier rigoureux détaillant les actions de gestion et de prévention fourni par la commune.

      Comment s’en préserver ?

      Les propriétaires de palmiers de type Phoenix canariensis, sont invités à prendre les mesures nécessaires pour les protéger.

      . Contactez les services espaces verts de la ville pour plus d’information ou une entreprise agréée afin d’obtenir un devis et planifier un traitement préventif par injection.

      Chenilles processionnaires

      Une lutte coordonnée

      La municipalité met tout en œuvre pour limiter l’impact des chenilles processionnaires sur notre environnement. Chaque année, les services espaces verts de la ville entament des campagnes de lutte contre leur présence sur certains pins. Véritable démarche de santé publique, ces actions s’inscrivent dans une volonté de sauvegarde de la biodiversité en protégeant les arbres attaqués et en agissant pour préserver la population.

      La menace

      Les pins sont les premiers à souffrir avec un affaiblissement général lorsqu’ils sont colonisés.  Leur pouvoir urticant et allergiques peuvent être multiples et proviennent d’une toxine présente dans les poils pouvant se détacher très facilement en cas d’agression de la colonie ou de stress, lors d’un contact ou sous l’effet du vent par exemple.   

      Identification et cycle de vie

      Les chenilles sont facilement reconnaissables à leur corps brun foncé ou noir, recouvert de poils orangés. Elles se déplacent en file indienne, d’où leur nom de « chenilles processionnaires ».

      Les nids sont en forme de poches de soie blanche ou grisâtre, souvent situés à l’extrémité des branches de pins ou de chênes. Ils sont plus visibles en hiver et au début du printemps, avant que les chenilles ne descendent au sol.

      Quelles sont les actions de la ville ?

      Des actions ciblées tout au long de l’année :

      • Retrait et brûlage des nids en hiver : Des professionnels mandatés par la ville interviennent pour éliminer les nids de chenilles, réduisant ainsi la population du ravageur.
      • Piégeage à phéromones au printemps : Des pièges sont installés pour capturer les papillons mâles, empêchant la reproduction et limitant la prolifération des chenilles.
      • Colliers récupérateurs sur les troncs : Des dispositifs sont placés sur les arbres pour intercepter les chenilles lors de leur descente, évitant ainsi leur dispersion dans l’environnement.
      • Favoriser la présence de prédateurs naturels : La municipalité encourage la pose de nichoirs pour attirer les mésanges, prédateurs naturels des chenilles, renforçant ainsi la lutte biologique.
      • Installation de panneaux d’information dans les zones à risque.

      Comment s’en préserver ?

      • Ne pas s’approcher et ne pas toucher les chenilles ou leur nid. Les poils urticants des chenilles sont redoutables. Être très vigilants en particulier avec les enfants et les animaux. Les chiens et les chats peuvent en faire gravement les frais lorsque les poils passent dans les voies respiratoires
      • Se tenir à distance des arbres porteurs de nids
      • Ne pas balayer les processions de chenilles.
      • Porter des vêtements longs en cas de promenade en forêt ou près d’arbres infestés
      • Éviter de toucher ou de manipuler les chenilles mortes ou les nids  
      • Même après la fin de la période de procession, les poils urticants restent actifs et peuvent provoquer des réactions.
      • N’essayez pas de retirer les nids vous-même, il est préférable de faire appel à des professionnels.  

      Le Frelon asiatique

      Un danger pour la Biodiversité

      Le frelon asiatique représente une menace sérieuse pour la biodiversité, en particulier pour les populations d’abeilles déjà en difficulté. Depuis plusieurs années la municipalité est activement engagée dans la lutte contre le frelon asiatique.

      La menace

      Ce prédateur vorace ne se limite pas aux abeilles, il s’attaque également à d’autres insectes tels que les papillons, les chenilles et les sauterelles, perturbant ainsi les écosystèmes locaux.

      Identification et cycle de vie

      • Reconnaissable à sa taille légèrement inférieure à celle du frelon européen (environ 3 cm), le frelon asiatique se distingue par sa coloration brun-noir, ses pattes jaunes et ses ailes fumées.
      • Son cycle de vie commence à l’automne, lorsque les reines fondatrices émergent et cherchent un abri pour l’hiver. A partir de février, elles construisent de nouveaux nids et pondent leurs œufs. Les jeunes nids, de la taille d’une orange, sont installés à partir du mois de mars, sur le rebord d’un toit, dans divers abris. Les premières ouvrières émergent au cours du mois de mai. 70 % des colonies déménagent, dans le courant du mois d’août, lorsque le nid primaire est placé trop près du sol ou dans un endroit confiné. La colonie s’installe alors dans un nouveau nid souvent à plus de 10 m dans un arbre.
      • Les plus grands nids peuvent produire plus de 13 000 individus au cours de la saison (d’avril à novembre) et peuvent contenir à l’automne près de 2 000 ouvrières qui élèvent de 500 à mille futures reines fondatrices et autant de mâles. 

      Quelles sont les actions de la ville ?

      • La période cruciale pour le piégeage des reines se situe entre la mi-février et le début mai, afin d’empêcher la formation de nouvelles colonies. En 2019, une formidable mobilisation citoyenne des Borméens avait permis d’éradiquer 1100 reines. Pour ce projet élu par les habitants dans le cadre du premier budget participatif, des pièges avaient été fournis gratuitement aux habitants et des données permettant d’analyser la performance de cette action a été recueillies.
      • Les services espaces verts installent chaque année des pièges sélectifs pour capturer les reines afin de neutraliser leur reproduction.

      Comment s’en préserver ?

      Appel à l’action collective

      La participation de tous est essentielle pour lutter efficacement contre le frelon asiatique. Chaque année une communication de la ville sur ces réseaux encourage vivement ses citoyens à participer à cette initiative.

      Il est recommandé de sortir les pièges dès le début du mois de mars et de les maintenir jusqu’en mai. Des pièges sélectifs, qui n’attrapent pas d’autres insectes, sont disponibles dans le commerce.

      Il est également possible de fabriquer des pièges maison et d’utiliser un appât spécifique : un mélange de vin blanc, de bière blonde et de sirop rouge (cassis, framboise, grenadine).

      Piqûre de rappel :  Début mars jusqu’en mai, ressortir les pièges (ou en créer) pour agir et neutraliser les reines fondatrices de nids. 

      Sortez les pièges
      • Piqûre de rappel :  Début mars jusqu’en mai, ressortir les pièges (ou en créer) pour agir et neutraliser les reines fondatrices de nids. 
      • Des pièges sélectifs sont en vente dans les commerces et en ligne
      • Composition du mélange de l’appât pour les pièges, qui attire les frelons et révulse les abeilles :
      • 1/3 de vin blanc
      • 1/3 de bière blonde
      • 1/3 de sirop de cassis, framboise, grenadine : il faut que le sirop soit rouge !

      Pour plus d’informations : Téléchargez le document :

      Le moustique tigre

      Identification et cycle de vie

      • Le moustique Aedes albopictus (communément appelé « moustique tigre ») est un moustique originaire d’Asie du Sud-Est.
      • On le distingue par sa couleur noire et ses rayures blanches. Il mesure environ 5mm.
      • Il  réapparait chaque année à la fin du printemps. Avant cette période il aura colonisé les contenants de toutes formes pour constituer sa zone de ponte (son gîte larvaire) parfois même pendant l’hiver : coupelles pour pots de fleur, pneus usagés, jouets, récupérateurs d’eau de pluie, mobiliers de jardin, piscines non entretenues, bâches… Il n’a pas forcément besoin de beaucoup d’eau. L’équivalent d’un bouchon peut parfois être suffisant pour que ses larves se développent. La femelle, après avoir été fécondée, pond directement sur les parois asséchées de ces contenants susceptibles de se remplir d’eau. Une fois au contact de l’eau, au retour des beaux jours, les œufs se développent rapidement : il faut compter environ une semaine pour que les larves prennent une forme adulte.
      • La femelle peut pondre tous les 12 jours. Elle va en moyenne pondre 5 fois au cours de sa vie (150 œufs par ponte) soit environ 750 œufs au total, ce qui explique la diffusion rapide de ce moustique.
      • Le moustique tigre est relativement à l’aise partout. Il se développe surtout en zone urbaine et péri-urbaine, près des habitations en ville comme à la campagne, quartiers, lotissements…
      • Il est le vecteur de maladies telles que la dengue, le chikungunya ou le virus du zika

      Comment reconnaître le moustique tigre ?

      A la différence d’autres espèces de moustiques présentes dans la région, le moustique tigre se distingue de plusieurs manières :

      • Il sévit le jour : les femelles piquent principalement en début et fin de journée
      • Il est silencieux : pas de bruit à son passage, le moustique tigre vole en mode silencieux
      • Il est petit : généralement plus petit que les autres espèces de moustiques

      Comment s’en préserver ?

      • Éliminer les eaux stagnantes une fois par semaine : coupelles pots de fleurs, gamelles animaux, pieds de parasols, bâches…
      • Couvrir de façon hermétique ou à l’aide d’un voilage moustiquaire toutes les réserves d’eau : récupérateurs d’eau de pluie ou cuves, regards, fûts divers…
      • Jeter tous déchets abandonnés dans le jardin ou sur la terrasse : déchets de chantier, boîte de conserve, vieux pots de fleurs cassés…
      • Curer régulièrement pour faciliter le bon écoulement des eaux : siphons d’éviers extérieurs, fontaines, gouttières…
      • Ranger à l’abri de la pluie : brouettes, seaux, arrosoirs, poubelles, jouets…
      • Entretenir régulièrement le jardin pour réduire les sources d’humidité : élaguer, débroussailler, déchets végétaux, fruits tombés…

      Comment je me protège ?

      • Appliquer des produits répulsifs
      • Utiliser climatiseurs et ventilateurs
      • Porter vêtements amples, longs et de couleurs claires

      Le bombyx disparate du chêne

      Appel à la vigilance dans le massif des Maures

      Des signalements récents font état d’une forte présence de chenilles du Bombyx disparate du chêne dans plusieurs quartiers du sud de la commune. La municipalité et son service Espace verts appellent les habitants à la prudence, car cette espèce peut causer d’importants dégâts aux arbres et représenter un risque pour les personnes sensibles ainsi que pour les animaux de compagnie.

      La menace

      Les infestations de Bombyx disparate sont cycliques, survenant tous les 2 à 5 ans. Les années où elle pullule, elle peut provoquer une défoliation de certains arbres, voire des forêts entières. Cela affaiblit les arbres, les rend vulnérables aux maladies et peut entraîner leur mort si les attaques se répètent. Contrairement à la chenille processionnaire, le Bombyx colonise tout l’environnement : murs, toitures, jardins… Il descend souvent des arbres suspendus à un fil de soie.

      Malgré la présence de soies ( poils ) sur son corps, cette chenille n’est pas urticante. Mais vigilance est de mise pour les personnes sensibles, ainsi que pour les animaux de compagnie.

      Elle peut causer des problèmes les années où elle pullule, en défoliant certains arbres, voire des forêts entières lors de très grosses pullulations.

      Identification et cycle

      Le Bombyx disparate du chêne est un papillon de nuit originaire d’Europe et d’Asie. Ce n’est pas l’adulte, mais bien la chenille qui pose problème.
      Contrairement à la chenille processionnaire, le Bombyx colonise tout l’environnement : murs, toitures, jardins… Il descend souvent des arbres suspendus à un fil de soie. Moins urticante que la processionnaire du pin, cette chenille reste néanmoins dangereuse pour les animaux et les personnes allergiques.

      • Chenille : Longue (jusqu’à 6-7 cm), très velue, brun-gris, avec des rangées de points bleus et rouges. Elle est très vorace et se nourrit des feuilles de plus de 300 espèces d’arbres, avec une préférence marquée pour le chêne.
      • Papillon adulte : Le mâle est brun et vole facilement. La femelle, blanche avec des motifs noirs, est plus grande mais ne vole pas.

      Quelles sont les actions de la ville

      Face à cette menace, plusieurs mesures de lutte et de prévention sont en cours ou recommandées :

      • Piégeage des papillons adultes pour surveiller l’évolution des populations.
      • Traitements biologiques ciblés, notamment à base de Bacillus thuringiensis (Bt), une bactérie qui agit spécifiquement sur les chenilles.
      • Destruction manuelle des masses d’œufs en hiver, lorsqu’elles sont visibles sur les troncs, les murs ou les objets extérieurs.
      • Installation de nichoirs à mésanges, car ces oiseaux sont des prédateurs naturels des chenilles.
      • Intervention d’entreprises spécialisées et certifiées
      • Il est important de noter que les moyens de lutte sont limités et que la prévention reste essentielle.

      Comment s’en préserver

      Installer des nichoirs : Les petits passereaux insectivores comme les mésanges ou les roitelets raffolent de cet insecte et peuvent détruire les pontes du Bombyx disparate en consommant les jeunes chenilles. D’autres oiseaux comme le coucou, le pic épeiche et la mésange charbonnière s’attaquent aux chenilles velues adultes.

      D’autres insectes peuvent consommer les jeunes chenilles tombées au sol, comme les fourmis, qui les emportent alors dans leur fourmilière, ou divers carabes et autres Coléoptères.