Francine nous a quittés

C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le départ de Francine Brochot.
Francine s’en est allée pour rejoindre, certainement avec son doux sourire aux lèvres, son cher Gérard, dont elle était indissociable. Gérard et Francine formaient ce couple fusionnel et profondément complémentaire que beaucoup ont connu et aimé. Leur histoire, commencée dès l’enfance, aura traversé toute leur vie, dans l’amour comme dans leurs engagements professionnels et associatifs.

Pour nous tous, à Bormes les Mimosas comme au Lavandou, c’est une immense page de notre histoire locale qui se tourne.

Francine et Gérard s’étaient installés dans le Var en 1982. Francine, qui avait suivi à Paris, parmi les premières élèves, la formation de la toute nouvelle École des attachés de presse, avait déjà derrière elle un parcours professionnel riche et singulier. Elle avait notamment travaillé aux côtés d’André-François Poncet, alors président de la Croix-Rouge française, dont elle était devenue directrice de la communication, et avait exercé des missions à l’international.

Mais c’est ici, dans notre « petit » coin du Var, que beaucoup d’entre nous l’ont véritablement connue.

Avec sa carte de journaliste professionnelle, elle a été pendant de très nombreuses années correspondante locale de Var Matin pour Bormes, Le Lavandou et Le Rayol. Elle était de tous les rendez-vous, de tous les événements, des plus petits aux plus grands. Elle connaissait les communes, leurs histoires, leurs habitants, leurs élus, leurs associations, leurs commerçants, leurs visages familiers… et surtout, elle savait aller à la rencontre des autres.

Pendant huit années, elle fit une parenthèse dans cette vie de journaliste pour prendre la direction du cabinet et de la communication du maire du Lavandou, avant de retrouver ensuite ses activités de correspondante et de continuer à écrire pour Var Matin et d’autres médias.

Francine avait cette curiosité insatiable des autres et de la vie. Elle écrivait, racontait, partageait. Elle s’intéressait toujours aux gens, aux initiatives, aux histoires qui faisaient la richesse de notre territoire. Et derrière chaque article, chaque photographie, chaque rencontre, il y avait cette volonté de faire vivre la mémoire de ceux qu’elle croisait.

Cette fidélité à la mémoire, elle l’a aussi incarnée avec une force particulière dans son engagement pour son amie Yann Piat, députée du Var assassinée à Hyères. Marquée par ce drame, Francine avait créé une association portant son nom, avec la volonté de préserver son souvenir et de ne pas laisser s’effacer la mémoire de cette élue de la République.

Mais derrière la journaliste, la communicante et la femme engagée, il y avait surtout Francine, maman, grand-mère et arrière-grand-mère, à la tête d’une famille dont elle était si fière.

Son empreinte restera dans nos cœurs et dans nos mémoires, comme les milliers de mots, de lettres, d’articles et de photographies qu’elle aura laissés derrière elle.

Les élus, les agents et les habitants de Bormes les Mimosas adressent leurs plus sincères condoléances à ses enfants Séverine et Etienne, à ses petits-enfants, à ses arrière-petits-enfants, à toute sa famille et à ses proches.

——–

Et, une fois n’est pas coutume, le service communication souhaite ajouter quelques mots à cet hommage.

Pendant toutes ces années, nous avons « couvert » côte à côte l’actualité de notre commune : Francine avec son regard de journaliste, nous avec celui du service communication. Et puis, pendant quelques années, elle fut aussi une collègue, lorsqu’elle rejoignit la communication de la commune voisine.

Au fil du temps, bien au-delà des relations professionnelles, des liens d’amitié s’étaient créés.

Francine était pour nous une source intarissable de souvenirs, d’anecdotes et de mémoire. Lorsqu’il nous fallait retrouver une archive, une photographie, une histoire ancienne, nous savions naturellement vers qui nous tourner.

Encore tout récemment, juste avant l’été, lorsque Bormes les Mimosas a été sélectionné pour Le Village Préféré des Français, la production nous avait demandé des images des époux Chirac à Bormes. Notre premier réflexe a été de penser à Francine. Et elle était venue au bureau, comme toujours, avec sa bonne humeur, sa disponibilité et cette fameuse boîte remplie de photographies papier et de négatifs sous le bras, prête à nous dépanner.

C’était Francine.

Généreuse, passionnée, curieuse des autres, toujours prête à transmettre.

Alors aujourd’hui, c’est avec beaucoup de chagrin que nous lui disons au revoir.

Merci Francine, pour tout ce que tu as écrit, raconté, partagé et transmis.

Et parce que nous savons combien Gérard occupait une place immense dans ton cœur, nous aimons imaginer que vous vous êtes retrouvés, enfin, pour poursuivre ensemble cette belle histoire qui aura marqué tant de vies.