Service communication

Le 08/11/2017
à 10h55

Intrusion à l'école : un exercice grandeur réelle

Les gendarmes de la brigade intercommunale Bormes - Le Lavandou et des hommes du peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie d'Hyères ont simulé une attaque terroriste au sein de l'école élémentaire Jean Moulin

Matinée un peu particulière, hier, pour les quelque 320 élèves de l'école élémentaire Jean Moulin. Prévenus la veille, préparés par leurs enseignants et leurs parents, ils ont participé à un exercice grandeur nature d'attaque terroriste. Aux alentours de 11h, un figurant pénètre ainsi dans l'enceinte de l'école, sous le regard de différents observateurs (directrice de l'établissement, élus et personnels) et simule une attaque. Afin de ne pas effrayer les enfants, cette simulation se déroule hors de portée de leur vue, sans arme ni bruit de pétard. Déjà présents dans les salles de classe, les élèves et leurs enseignants appliquent immédiatement le protocole en cas d'alerte intrusion : stores baissés, portes vérrouillées, abrités derrière leurs bureaux, ils restent confinés à l'abri durant tout l'exercice.

Tout au long de l'opération, le Major Michel Gonzalez, aux côtés du Commandant Patrice Caserio, commente l'intervention des hommes, explique le déroulé, les enjeux et les points de sécurité à améliorer. Dès l'intrusion du "méchant", la direction de l'école déclenche l'alarme et prévient la gendarmerie. "Comme vous le constatez, souligne le Major Gonzalez aux observateurs présents, l'arrivée des premiers secours ne peut être immédiate. Toutes les unités de gendarmerie sont dotées d'équipement lourd : casque, gilet pare-balle, armement... Nous sommes formés à cela mais il y a un temps de préparation nécessaire pour intervenir dans les meilleures conditions. En attendant que les premiers hommes arrivent, il est essentiel que toutes les issues soient fermées. L'objectif est de faire perdre du temps à l'attaquant."

Dans la cour de l'école, le temps semble alors suspendu jusqu'à l'arrivée des "primo-intervenants". Trois gendarmes, équipés en conséquence, pénètrent dans l'enceinte et entament leur marche de progression à couvert. "L'objectif des primo-intervenants est de fixer le terroriste en attendant les renforts". Acculé dans les toilettes de l'école, sous le joug du trinome, l'attaquant est ainsi maintenu sous surveillance tandis, qu'à l'extérieur, une seconde équipe sécurise les lieux.

Le temps s'égrène alors lentement pendant l'attente des renforts. Le Major et le Commandant rappellent les consignes de sécurité, soulignent l'importance des procédures, répondent aux questions des élus et des services. Arrivent enfin les hommes du PSIG (peloton de surveillance et d'intervation de la gendarmerie) d'Hyères. Ils sont quatre pour l'exercice, là où ils seraient une vingtaine dans la vraie vie, et lancent rapidement la phase finale de l'exercice. Ils neutralisent la cible, s'assurent que l'assaillant était seul, puis procèdent au "gel des lieux". 

Un exercice grandeur réelle essentiel tant pour les forces de l'ordre, que pour le personnel de l'école, les enfants et les responsables locaux. En effet, demandé par la direction de l'établissement et par la gendarmerie, cette première simulation permet à tous de s'exercer à réagir au mieux en cas d'intrusion dans l'école. L'occasion également pour les gendarmes de souligner des modifications et des améliorations supplémentaires à apporter pour garantir au mieux la sécurité des enfants.

A l'issue de la simulation, les enfants ont pu sortir dans la cour et aller à la rencontre des gendarmes. L'occasion pour le Major Gonzalez de les remercier.

Aujourd'hui, les enfants, nous avons fait un exercice où un méchant entrait dans votre école. Mon jeu à moi était de voir comment les gendarmes interviennent et comment vous et vos encadrants réagissez. Je peux vous dire que je suis très satisfait, vous avez fait ce qu'il faut. Vous vous êtes cachés et êtes restés calmes. Nous le referons, à d'autres moments, pendant le temps méridien, pendant la récréation, avec une phase d'évacuation et cette fois-ci, si vous êtes d'accord, nous ferons peut être un peu de bruit, cela fera peut être un peu plus peur.
Major Michel Gonzalez

Aux vues des cris et des applaudissements des enfants, pas de doutes, ils sont prêts à aider les gendarmes à les protéger ! 

A l'issue de la simulation, gendarmes, élus, encadrants et services ont pu faire le point sur cette expérience riche en enseignements.