Hommage à Hippolyte Bouchard
13/07/2011

De nombreuses personnalités ont fait le déplacement pour participer à la commémoration organisée en souvenir d’Hippolyte Bouchard, marin borméen qui a participé activement à l’indépendance de l’Argentine et du Pérou en tant que corsaire. Près de la stèle édifiée au pied du château, Rénate Bourbon, élue aux cérémonies et Daniel Degani, chirurgien, ancien officier de la marine d’Argentine, responsable en France de l’Institut national Browniano, ont évoqué dans leurs discours, le parcours du héros.
Hippolyte Bouchard (1780-1837) est né à Bormes-les-Mimosas. Il s’enrôle dans la marine à 18 ans et participe aux campagnes d’Egypte
avec Bonaparte. En 1809, Il émigre à Buenos Aires. Il met ses connaissances au service du mouvement révolutionnaire de 1810. En mars 1812, il rejoint le Regimiento de Granaderos a Caballo du Colonel San Martin. Le sous-lieutenant Hippolyte Bouchard participe à la bataille de San Lorenzo où il s’illustre en prenant le drapeau ennemi le 3 février 1813. Il reçoit alors la nationalité argentine. A Buenos Aires, il prend le commandement de la frégate « Maràa Josefa » . En 1813, il épouse Norberta Merlo, la fille d’un ex-officier espagnol qu’il avait combattu à Trafalgar en 1805. Il retrouve le colonel San Martin pour libérer le Pérou et participe aux débarquements des troupes pour la conquête de Lima. L’indépendance du pays est proclamée en 1821.
En récompense de ses services, il devient commandant de la frégate péruvienne « la Prueba » et se voit confier la marine péruvienne jusqu’en 1828. Le Congrès péruvien lui offre "La buena suerte", une hacienda de production de sucre. Il y reste jusqu’à la fin de sa vie. Il est assassiné par un employé le 4 janvier 1837. En 1962, ses restes sont retrouvés dans une crypte d’une chapelle de Nazca au Pérou. Ils sont exhumés par une commission commune de la marine argentine et péruvienne et rapatriés à Buenos Aires sur un croiseur du nom de « La Argentina ». A Buenos Aires, des écoles et une rue du centre ville près de Puerto Madero porte son nom, comme des dizaines d’autres dans la province.
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